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iraqirak
Description du blog :
Plus d'un million de morts suite aux affrontements ou aux missions de l'US ARMY!
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
04.12.2007
Dernière mise à jour :
04.12.2007
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"Semer la mort" MADE IN USA

Posté le 04.12.2007 par iraqirak
1ère étape
Envahir un pays pauvre sous dictature au nom de la démocratie pour le pétrole.

2ème étape
Gérer les coûts, surveiller les communications, installer entreprises qui gèrent le vol du pétrole, les tortures et le génocide irakien.

3ème étape
Réprimer les antiguerres, faire croire à une guerre infernal, dévelloper le marché de la drogue, reverser les bénéfices à l'administration

4ème étape
Détruire un peuple, détruire la vérité en inventant une résistance, tuer les journalistes pour bloquer les informations irak qui circulent

5ème étape
Bombarder le pays pour maintenir l'impression d'une guerre, installer un président corrompu, Destructions, Terreur, refuser toutes accusations



--

2006-2007: premiers articles sur le Génocide

Posté le 04.12.2007 par iraqirak
Irak : 1,2 million de morts violentes depuis le début de l’occupation




WSWS, 24 septembre 2007

Lorsque les responsables de la guerre lancée par les Etats-Unis en Irak répondront publiquement de leurs énormes crimes, le week-end du 15 et 16 septembre 2007 constituera une preuve accablante contre eux. Vendredi le 14 septembre furent publiés de courts articles sur un sondage scientifique mené par la firme de sondage britannique ORB, qui concluait que 1,2 million de morts violentes étaient survenues en Irak depuis l’invasion américaine.Ce nombre ahurissant démontre deux faits politiques : 1) la guerre américaine en Irak a créé une catastrophe humanitaire aux proportions historiques, avec un total de victimes dépassant déjà celui du Rwanda en 1994; 2) ceux qui s’opposent à un retrait des Etats-Unis sur la base que cela entraînerait une guerre civile, ou même un génocide, dissimulent délibérément le fait qu’un tel massacre se déroule présentement sous le contrôle de l’armée américaine.

La réaction au rapport de l’ORB dans l’establishment politique et médiatique fut un silence quasi total. Après quelques articles isolés publiés dans les journaux le 14 septembre, aucune couverture de la nouvelle ne fut présentée aux bulletins d’information de soirée et sur les chaînes de nouvelles spécialisées. La Maison-Blanche, le Pentagone et le département d’État ne firent aucun commentaire et aucun candidat à la présidence ou chef du Congrès, républicain comme démocrate, n’aborda la question. Aucun des quatre principaux réseaux de télévision n’abordèrent le sujet lors des talk-shows du dimanche matin.

Et ce n’est pas parce que les personnes concernées n’étaient pas au courant de l’étude, qui a profité d’une grande diffusion sur Internet et qui a été rapportée abondamment dans la presse britannique. La validité des conclusions de l’étude n’a pas vraiment été remise en question.

Opinion Research Business (ORB), fondée par l’ancien directeur britannique des opérations de la firme de sondage Gallup, est une firme de sondage commerciale bien établie. Elle a présenté une description technique détaillée des méthodes utilisées pour extraire un échantillon aléatoire de manière scientifique.

Par contraste, six mois plus tôt, un sondage de l’ORB en Irak avait été acclamé par la Maison-Blanche car certaines de ses conclusions pouvaient fournir un éclairage favorable à la propagande de l’administration. Ce sondage, réalisé en février et rendu public le 18 mars dans le Sunday Times de Londres, concluait que seulement 27 pour cent des Irakiens croyaient que leur pays était en état de guerre civile et que la majorité appuyait le gouvernement Maliki et l’augmentation des troupes militaires américaines, et croyait que la vie s’améliorait au pays.

Ce sondage rapportait aussi des statistiques sur la violence correspondant à celles du sondage mené en août et publié vendredi dernier, notamment que 79 pour cent des résidents de Bagdad affirmaient avoir assisté à une mort violente ou à un kidnapping dans leur famille immédiate ou au travail. Mais ses conclusions sur les opinions politiques irakiennes — et non celles sur les statistiques concernant les victimes — furent publiées à la une des quotidiens américains, dans le Washington Post, le Christian Science Monitor et d’autres journaux nationaux.

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Tony Snow, avait mentionné le sondage de l’ORB lors d’un point de presse le 23 mars, utilisant ses conclusions pour réfuter les résultats d’un sondage en Irak par ABC News, la BBC, le réseau allemand ARD et le journal USA Today. Lorsqu’on lui avait mentionné les conclusions du sondage de ABC soutenant que les Irakiens étaient davantage pessimistes face à leur avenir, Snow avait déclaré : « il y a eu au même moment un sondage britannique avec des résultats presque diamétralement opposés ». Il avait ajouté que l’échantillon du sondage britannique était deux fois plus grand que celui de ABC, et qu’il avait ainsi davantage de crédibilité.

Le sondage ORB de mars avait été largement salué par les médias de droite, y compris le réseau Fox News. Le magazine de droite National Review déclarait : « Les partisans de l’Opération Liberté en Irak seront réconfortés par un nouveau sondage indiquant un haut niveau d’appui pour le plan de sécurité de Bagdad et pour le gouvernement élu qui le met en oeuvre. »

Le dernier sondage ORB, qui se concentre sur l’énorme taux de mortalité produit par l’invasion américaine, n’a pas été reçu aussi positivement par la Maison-Blanche. Il y a, bien sûr, suffisamment de raisons pour une telle hostilité. Les chiffres rapportés par le sondage ORB mine les prétentions de l’administration Bush que son objectif en Irak est de « libérer » le peuple irakien de la tyrannie et terrorisme, ou de défendre la « liberté et la démocratie ».

La véritable raison de la guerre a été révélée par l’ancien président de la réserve fédérale, Alan Greenspan, dans ses mémoires nouvellement publiés, dans lesquels il écrit : « Quelles que soient leurs craintes exprimées quant aux “armes de destruction massive de Saddam Hussein”, les autorités américaines et britanniques étaient également préoccupées par la violence dans une région qui abrite une ressource indispensable au fonctionnement de l’économie mondiale. Je suis attristé qu’il soit politiquement inapproprié de reconnaître ce que tout le monde sait : la guerre en Irak est essentiellement une question de pétrole. »

Tout aussi significatif est le silence des démocrates au Congrès et des candidats démocrates aux présidentielles, qui prétendent tous être opposés à la guerre en Irak. Cependant, cette posture anti-guerre n’a rien en commun avec un véritable sentiment de compassion pour les souffrances du peuple irakien ou avec une opposition de principe aux intérêts prédateurs de l’impérialisme américain dans ce pays riche en pétrole.

Les démocrates s’opposent à la façon dont l’administration Bush mène la guerre, non pas parce que c’est une opération sanglante et criminelle, mais parce qu’elle est mal gérée et parce que les succès escomptés dans l’opération de pillage des ressources pétrolières et la consolidation de la position stratégique de l’impérialisme américain au Moyen Orient n’ont pas été réalisés.

Les démocrates ne veulent pas souligner l’ampleur du bain de sang en Irak, tel que le suggère le sondage ORB, parce qu’ils partagent la responsabilité politique de la guerre, du vote autorisant l’utilisation de la force en octobre 2002 jusqu’au passage par le Congrès d’une série de lois finançant la guerre et totalisant plus de $600 milliards. Dans un procès pour crimes de guerre liés au quasi génocide en Irak, les dirigeants démocrates trouveraient leur place dans le box des accusés, juste derrière la cabale Bush/Cheney/Rumsfeld.

Invité à l’émission de télévision Meet the Press du dimanche 16 septembre, le candidat des démocrates à l’élection présidentielle américaine de 2004, le sénateur John Kerry, a dénoncé toute suggestion que les démocrates au Congrès permettraient une défaite des Etats-Unis en Irak. Il a critiqué l’administration Bush pour la façon dont elle mène la guerre parce que les intérêts nationaux des Etats-Unis en matière de sécurité s’en trouvaient affaiblis, surtout face à l’Iran.

« Nous ne disons pas qu’il faut abandonner l’Irak, a dit Kerry. Nous disons qu’il faut un changement de la mission et un ajustement de la mission pour que le gros des troupes de combat soit retiré au plus tard d’ici un an pendant que nous continuons à offrir en arrière-garde le soutien de base nécessaire pour terminer l’entraînement [des troupes irakiennes], pour qu’elles puissent se tenir debout seules et que nous puissions pourchasser al-Qaïda. »

Kerry a clairement dit qu’il était en faveur d’une politique plus, pas moins, agressive au Moyen-Orient. « Nous devons sortir d’Irak dans le but d’être plus fort face à l’Iran, a-t-il dit, dans le but de nous occuper du Hezbollah et du Hamas, de restaurer notre crédibilité dans la région. Et je crois, très profondément, qu’ils comprennent ce qu’est la puissance. »

Le présentateur de Meet the Press, Tim Russert, a insisté pour que Kerry prenne position sur le refus des démocrates de forcer la Maison-Blanche à mettre un terme à la guerre en refusant de voter les crédits de guerre. Kerry a éludé la question, déclarant, faussement, qu’un tel geste exige 67 voix au Sénat pour contrecarrer le veto présidentiel. Le soi-disant problème des 67 voix est un obstacle que les démocrates au Congrès ont sciemment construit dans le but de continuer leur double jeu de prendre publiquement la posture d’opposants à la guerre tout en continuant de permettre à l’administration Bush de la poursuivre.

Kerry a ajouté : « Je vais octroyer aux troupes les fonds nécessaires pour la protection des intérêts américains en matière de sécurité, pour l’accomplissement d’une mission qui améliore notre sécurité nationale et qui protège les troupes elles-mêmes. Nous ne proposons pas l’échec… »

Que signifie le « succès » dans le contexte de rapports faisant état de 1,2 million de morts violentes en Irak depuis l’invasion et l’occupation américaine ? Il signifie que la dévastation de ce pays continuera tant que la classe ouvrière américaine et internationale n’interviendra pas pour y mettre fin.








Colonisation: la première enquête qui fît état du génocide de l'administration BUSH




L’occupation US de l’Irak tue-t-elle 10 000 civils par mois ou beaucoup plus encore ?
par Michael Schwartz*





Alors que la presse atlantiste rend compte des 3 000 GI’s morts en Irak et des nombreuses victimes civiles des attentats inter-confessionnels, elle passe sous silence le massacre quotidien des civils, victimes des patrouilles US et de leurs opérations de recherche de suspects. Le professeur Michael Schwartz estime leur nombre à plus de 10000 par mois au cours des 3 premières années. Et bien plus encore, depuis le renforcement des opérations ordonné par le président Bush.

Une étude scientifique réalisée avec les derniers outils statistiques de pointe a été publiée le 12 octobre 2006 dans le Lancet, (la publication médicale britannique la plus réputée) [1]. L’étude concluait que - à la date de l’an passé — 600 000 irakiens étaient morts de mort violente directement attribuable aux opérations militaires en Irak. Répartis sur les 39 premiers mois de la guerre en Irak, cela équivaut à une moyenne d’environ 15 000 morts par mois. .

Mais le pire n’était pas encore atteint, le taux de mortalité violente était alors en pleine augmentation, et pendant la première moitié de 2006 la moyenne mensuelle est passée à 30 000 morts, une moyenne qui a fort probablement encore augmenté, étant donné les violents combats qui accompagnent l’actuel renforcement militaire états-unien en Irak.

Les gouvernements U.S. et Britanniques ont rapidement disqualifié les résultats de cette étude en mettant en cause « les erreurs méthodologiques de l’enquête » - et ce malgré le fait que les enquêteurs avaient eu recours aux méthodes standard d’investigation, couramment utilisées pour mesurer le taux de mortalité dans des zones de conflit ou de catastrophe. (Les chercheurs se sont rendus dans un panel d’habitations choisies au hasard et ont demandé aux habitants si quelqu’un dans leur maisonnée était mort ces dernières années, notant les détails et vérifiant les certificats de décès autant que possible). Les deux gouvernements à l’origine de la guerre ne donnèrent aucune raison concrète pour laquelle ils rejetaient les résultats de l’enquête et ils ignorèrent le fait qu’ils avaient mandaté des études identiques (parfois menées par les mêmes chercheurs) dans d’autres régions de conflit, y compris le Darfour et le Kosovo. Les raisons pour lesquelles ces gouvernements ne pouvaient accepter cette étude étaient par contre suffisamment claires : les résultats étaient tout simplement trop dévastateurs pour qu’ils les reconnaissent. (Secrètement le gouvernement britannique reconnut plus tard que la méthodologie employée était « une méthode fiable et éprouvée pour mesurer la mortalité dans des zones de conflit », sans pour autant jamais reconnaître publiquement la validité de l’étude).

Des chercheurs réputés ont validé l’étude du Lancet sans quasiment aucune critique. Juan Cole, un des principaux experts états-uniens sur le Moyen-Orient, résuma la conclusion de l’étude de manière abrupte mais correcte : « La mésaventure US en Irak a tué [en un peu plus que trois ans] deux fois plus de civils que le nombre de personnes assassinées par Saddam en 25 ans ».

Malgré ce consensus des experts, les démentis officiels ont eu un impact certain sur l’opinion publique, et les rares articles de presse qui mentionnent l’étude du Lancet l’accompagnent systématiquement des propos officiels désobligeants. Ainsi, sur le site web de la BBC, l’étude du Lancet était mentionnée sous le titre « Forte augmentation du nombre de tués en Irak » [2] mais le reste de l’article citait longuement la déclaration du président Bush rejetant l’étude sous prétexte que « la méthodologie employée est discréditée par la plupart des scientifiques » et que « le chiffre de 600 000 qu’ils avancent n’est tout simplement pas crédible ». En conséquence de ce traitement médiatique de l’information, la plupart des États-uniens pensent probablement que le chiffre avancé par M. Bush en décembre 2005, soit 30 000 victimes civiles environ (moins de 10% du chiffre réel) est correct.



Tenter d’évaluer le nombre de victimes de l’occupation de l’Irak

Ces statistiques choquantes en elles-mêmes le sont encore plus lorsque l’on observe que parmi les 600 000 victimes environ de la guerre en Irak, la majeure partie a été tuée par l’armée US. Ce nombre est de loin supérieur à tous les morts victimes d’attentats à la voiture piégée, d’escadrons de la mort, de violence ethnique ou de criminels meurtrier. Même comptées ensemble, le nombre de ces victimes est encore loin en dessous de celui de la violence militaire générée par l’armée des États-unis.

Les enquêteurs de l’étude du Lancet ont demandé à leur échantillon de population comment les personnes de leur famille étaient mortes et qui était responsable de leur mort. Les familles n’avaient aucun mal à donner la cause de la mort, plus de la moitié (56 %) des interrogés indiquant des morts par balle, 13 % mentionnèrent des attentats à la voiture piégée, 13 % des bombardements aériens, 14 % des tirs d’artillerie et autres explosions... seulement 4 % des interrogés répondirent qu’ils ne savaient pas de quoi étaient morts les membres de leur famille.

Les familles interrogées étaient moins précises quand il s’agissait d’identifier les responsables de la mort. Si la plupart était en mesure de séparer les responsabilités — les victimes d’un bombardement aérien étaient attribuées aux occupants tandis que les attentats à la voiture piégée étaient indiqués comme étant l’œuvre de l’insurrection, les morts par balle ou par tirs d’artillerie étaient moins faciles à attribuer, la plupart se produisant lors d’échanges de coups de feu ou bien dans des circonstances sans témoin. Dans de très nombreux cas les familles étaient donc dans l’incapacité de préciser qui était responsable de ces morts. Les enquêteurs n’enregistraient que les témoignages de ceux qui étaient certains de l’origine de la mort, laissant vide le champ « responsabilité » si « la maisonnée exprime des doutes quand à l’origine des circonstances ayant causé la mort ».

Pour nous, lecteurs quotidiens de la presse aux États-unis, les résultats sont effarants : dans la catégorie des morts dont la famille était en mesure d’identifier le coupable, 56 % avaient été tués par les soldats U.S. (ou par leurs alliés de la Coalition des volontaires). En nous basant sur ces chiffres, nous pouvons en déduire sans trop de doute que les forces de la Coalition avaient tué au moins 180 000 Irakiens vers la mi-2006. Par ailleurs nous avons toutes les raisons de croire que les États-Unis sont responsables d’une partie au prorata (voire plus) des morts non attribuées. Ceci signifie que — à la date de l’étude, mi-2006 — les U.S. et leurs alliés avaient peut être tués plus de 330 000 irakiens.

Les autres morts ont été les victimes de l’insurrection, des criminels de droit commun et des forces du nouveau gouvernement irakien. Et n’hésitons pas à insister encore une fois sur un chiffre qui va à rebrousse-poil de l’opinion généralement admise : les attentats à la voiture piégée, la raison de la mort la plus facilement identifiable par les familles interrogées, ne sont responsables que de 13 % des victimes, soit environ 80 000 morts, 2 000 tués par mois. Ce chiffre est horrible se situe loin en dessous du nombre des victimes des militaires US. Il représente moins de la moitié du nombre officiel de victimes des actions militaires, et même pas un quart du nombre probable.

Même si nous nous arrêtons au chiffre officiel et confirmé de 180 000 irakiens tués par les opérations militaires des troupes d’occupation U.S. et alliées depuis le début de l’occupation, nous arrivons à une moyenne de plus de 5 000 morts par mois. Et nous devons garder à l’esprit que le taux de mortalité violente en 2006 était deux fois plus élevé que le taux moyen, ceci signifiant que la moyenne des tués par les forces US en 2006 était d’environ 10 000 morts par mois - soit à peu près 300 irakiens par jour, dimanche compris. Avec le renforcement des opérations militaires en 2007, ce chiffre est probablement bien plus élevé aujourd’hui.



Pourquoi ne savons nous rien de tout cela ?

Ces chiffres paraissent totalement improbables à la majorité des États-uniens. Si l’armée US tuait 300 Irakiens chaque jour, cela ferait la « une » des journaux, n’est-ce pas ? Et pourtant, la presse tant imprimée qu’électronique ne nous dit jamais que les soldats U.S. tuent tous ces gens. On nous parle beaucoup d’attentats à la voiture piégée et d’escadrons de la mort, mais on parle beaucoup moins des victimes des soldats US, sauf de temps en temps quand il s’agit d’un « terroriste » important, ou ici et là, parfois, quand l’atrocité est vraiment trop visible.

Comment font les États-unis pour accomplir un tel carnage, et pourquoi la presse ne s’y intéresse t-elle pas ? La réponse se trouve dans une autre statistique incroyable : celle-ci est publiée officiellement par le Pentagone et est confirmée par la hautement respectable Brookings Institution [3] : ces 4 dernières années, l’Armée de terre U.S. a effectué en moyenne plus de 1 000 patrouilles par jour dans les zones hostiles, dans le but de capturer ou tuer des insurgés ou des « terroristes ». (Depuis février 2007, ce nombre est passé à environ 5 000 patrouilles par jour, si nous incluons les troupes irakiennes participant au renforcement des opérations militaires états-uniennes.)

Ces milliers de patrouilles quotidiennes ont pour conséquence des milliers de morts irakiennes, étant donné que ces patrouilles ne sont pas de simples promenades dans les rues, comme nous pourrions le croire. Dans son livre indispensable In The Belly Of The Green Bird [4], le journaliste d’investigation Nir Rosen décrit ces patrouilles comme « toutes entières remplies d’une énergie brutale et d’une tension violente qui n’est que rarement décrite par les journalistes "embarqués" de la presse "mainstream" aux États-unis ».

Cette brutalité est facilement compréhensible, compte tenu des objectifs de ces patrouilles. Des soldats états-uniens sont envoyés dans des communautés hostiles dans lesquelles la quasi totalité de la population soutient les insurgés. Les soldats disposent souvent d’une liste de suspects et de leurs adresses. Leur mission est d’interroger, d’arrêter ou de tuer les suspects, de fouiller leurs maisons pour y trouver des preuves, notamment des armes et des munitions, mais aussi de la littérature, des équipement vidéos et autres éléments utilisés par la résistance pour ses activités politiques et militaires. Quand les patrouilles n’ont pas de liste précise, ils fouillent des pâtés de maison à la recherche de personnes aux comportements suspects ou de preuves d’activités terroristes.

Dans ce contexte, n’importe quel homme en âge de porter une arme n’est pas seulement un suspect, mais un adversaire potentiellement meurtrier. Les soldats sont régulièrement briefés de ne prendre aucun risque : par exemple, frapper à la porte est souvent dangereux car on pourrait se faire tirer dessus à travers la porte. Les instructions sont donc de faire jouer l’élément de surprise dès qu’il y a un risque de danger — enfoncer la porte, la faire sauter, tirer sur tout ce qui pourrait être suspect, lancer des grenades dans les maisons ou les pièces pouvant abriter une quelconque résistance... si vraiment ils rencontrent une résistance tangible, ils peuvent demander une assistance d’artillerie ou l’aviation pour détruire le bâtiment plutôt que de tenter d’y pénétrer.

(...)

Si elles ne rencontrent pas de résistance, ces patrouilles peuvent interpeller environ 30 suspects ou fouiller plusieurs dizaines de maisons en une seule journée. Ceci veut dire que nos 1 000 patrouilles quotidiennes peuvent envahir plus de 30 000 maisons par jour.

Mais si une mine explose sous leur Humvee ou si elles sont prises sous le feu d’un sniper, alors leur mission change et a pour objectif de trouver, capturer ou tuer le responsable de l’attaque. Les officiers sur le terrain pensent d’ailleurs que très souvent les attentats à l’explosif au passage de patrouilles sont faites par des insurgés qui veulent détourner la patrouille de son objectif initial, empêchant la fouille généralement brutale des maisons, la violation de l’intimité des femmes de la maison et l’humiliation des habitants.

Les échanges de coups de feu qui suivent généralement une attaque sur une patrouille, débordent toujours sur les maisons avoisinantes, étant donné que les insurgés s’y cachent pour échapper à la contre-attaque états-unienne. En conséquence, les soldats US ont pour habitude de systématiquement tirer sur ces maisons soupçonnées d’abriter des insurgés prenant le risque de faire des victimes innocentes parmi les habitants. Les règles d’engagement de l’armée US insistent sur l’importance de tout faire pour éviter de mettre en danger les civils, et il existe de nombreux exemples où les soldats ont mesuré leur riposte afin d’épargner les civils. Mais les témoignages d’officiers et de soldats montrent clairement que, dans le feu de l’action, la priorité est la capture ou la mort de l’insurgé, pas la sécurité des civils.

Tout ceci paraît assez encadré et ne permettant pas de générer le nombre de morts avancé par l’étude du Lancet. Mais l’importance du nombre de patrouilles — 1 000 par jour — et en conséquence le nombre important de confrontations dans les maisons, les ripostes aux attaques des snipers ou des mines, les échanges de coups de feu qui s’ensuivent... tout cela finit par s’additionner en former un massacre quotidien.

(...)

[Lors de la commissions d’enquête sur le massacre de Haditha, où un groupe de soldats US à massacré 24 membres d’une famille dans une maison, en représailles d’un attentat ayant tué un des leurs] le Major General Richard Huck, officier commandant l’unité de Marines à Haditha [aujourd’hui chargé de la planification des opérations au Pentagone], a souligné à nouveau la limpidité de ces règles d’engagement, quand il a expliqué pourquoi il n’avait pas jugé bon à l’époque de procéder à une enquête sur la mort de ces victimes civiles :

« Ces morts sont survenues lors d’une opération de combat et il est fréquent qu’il y ait des victimes civiles dans ce type d’engagement. Dans mon esprit, j’ai vu que les insurgés avaient tiré sur mes soldats et que les soldats de la Kilo Company avaient riposté. Dans ces circonstances, la mort de 15 civils non concernés ne me paraissait pas suffisamment inhabituelle pour justifier une enquête ».

Pour le Général Huck, comme pour les autres officiers commandant en Irak, à partir du moment où il y a « des coups de feu ennemis » — voire simplement la menace de ces coups de feu — alors les actions commises par les Marines dans cette maison d’Haditha étaient non seulement légitimes (à partir du moment où elles sont mentionnées dans le rapport d’intervention), mais carrément exemplaires. Les soldats ont riposté de manière appropriée dans une situation de combat, et la mort de « civils non concernés » n’est « pas inhabituelle » dans ces circonstances.

Partant de cette constatation, souvenons nous que les soldats de l’Armée de terre mènent un peu plus de 1 000 patrouilles par jour — ce chiffre ayant grimpé à 5 000 patrouilles si on inclut celles menées conjointement avec les troupes irakiennes). Si l’on croit les chiffres publiés par le Pentagone — et confirmés par la Brookings Institution — ces patrouilles résultent en 3 000 échanges de coups de feu chaque mois, soit environ une centaine par jour en moyenne juste pour les soldats états-uniens. Ces combats ne causent pas toujours la mort de 24 civils innocents d’un coup, mais les règles d’engagement appliquées par nos soldats — lancer des grenades à main dans des maisons soupçonnées d’abriter des insurgés, utiliser une puissance de feu maximum contre des snipers, utiliser l’artillerie et l’aviation contre tout nid de résistance — garantissent un flot continu de morts civils.

Il est important d’analyser comment ces évènements sont relatés par la presse des États-unis, quand celle-ci se donne la peine d’en parler. Voici par exemple une dépèche de l’Associated Press à propos de patrouilles dans la province de Meyssan, un bastion de l’armée du Mahdi (Juin 2007).

« Plus loin dans le Sud, les autorités irakiennes ont indiqué que plus de 36 personnes ont trouvé la mort lors de combats violents durant la nuit, lors d’une opération de ratissage de maisons menée par des soldats britanniques et irakiens dans la ville d’Amarah, un bastion de la milice chiite, l’Armée du Mahdi » [5].

Cette information fait partie d’une dépêche relatant plusieurs combats dans tout l’Irak, intitulée « Les forces U.S. et irakiennes accentuent la pression sur les insurgés ». Aucun des combats présentés n’est décrit comme étant autre chose que la routine. Il y eut environ 100 combats ce jour là, tous produisant leur lot de victimes. Combien ? Si nous partons des chiffres estimés par l’article du Lancet, les incidents d’Amarah représentent environ un dixième de tous les Irakiens tués par les États-uniens ce jour là. Extrapolés au reste du mois de Juin, le total des Irakiens tués avoisine probablement les 10 000.

Lors de la commission d’enquête sur Haditha l’un des enquêteurs posa la question de la justification d’un taux aussi élevé de victimes, notamment civiles, dans la traque et l’arrestation des insurgés en Irak. Le Lieutenant Max D. Frank, premier officier à avoir enquêté sur les morts d’Haditha, déclara alors que ces morts étaient « un résultat malheureux et involontaire découlant du fait que les habitants locaux permettent aux combattants insurgés d’utiliser leurs maisons comme base d’attaques contre des patrouilles états-uniennes ». Dans la même veine, le premier Lieutenant Adam P. Mathes, responsable de l’unité impliquée dans le massacre, refusa de manière véhémente l’idée que l’armée puisse s’excuser auprès de la population locale pour les exactions commises. Au contraire, Mathes insista sur le fait que l’armée devrait plutôt faire savoir à la population que l’incident d’Haditha (le massacre de femmes et enfants) était représentatif « des choses désagréables qui vont vous arriver si vous laissez des terroristes utiliser votre maison pour attaquer nos soldats ».

Dans mon exemplaire du Dictionnaire Merriam Webster, le mot « terrorisme » est défini ainsi : « des actes de violence ou de destruction (attentats à la bombe) commis par des groupes dans le but d’intimider la population. ... » Ce qui s’est passé à Haditha cette nuit là était précisément un tel acte de violence. Et il n’était pas isolé, il y en eut plus de 100 ce jour là. Et ils furent commis par des gens comme le Lt. Mathes dans le but d’intimider la population d’Haditha et d’autres villes en Irak, afin qu’ils cessent de soutenir l’insurrection.

Michael Schwartz
Michael Schwartz est professeur de sociologie à l’université d’État de New York, Stony Brook

[SOURCE: http://www.voltairenet.org/fr]

La guerre en chiffres: plus de 1 millions de morts

Posté le 04.12.2007 par iraqirak
Il est environ 10 fois supérieur à la plupart des estimations données dans les médias américains, et est basé sur une enquête scientifique valide sur les pertes irakiennes violentes causées par l’invasion américaine depuis mars 2003.
Cette étude, publiée dans le prestigieux journal médical « The Lancet » (voir articles ci-dessous), a évalué que plus de 600,000 Irakiens avaient été tués suite à l'invasion depuis juillet 2006.Les pertes irakiennes n’ont jamais cessé depuis lors. Le compteur ci-dessus fournitune mise à jour quotidienne brute de ce chiffre, basé sur un taux d'augmentation tiré du « Iraq Body Count ». (Voir l'explication complète.)

Le terrorisme américain à l"uranium appauvri

Posté le 04.12.2007 par iraqirak
Le Dr Jawad Al Ali (55 ans), directeur du Centre d'Oncologie du plus grand hôpital de Bassora en Iraq a déclaré, lors d'une conférence (2003) au Japon :
"Deux phénomènes étranges que je n'avais jamais vu auparavant se sont produits à Bassora. Le première est le cancer double et triple chez un patient. Par exemple, la leucémie et le cancer de l'estomac. Nous avons eu un patient avec 2 cancers, à l'estomac et au rein. Quelques mois plus tard, le cancer s'est développé dans l'autre rein, il avait trois types de cancer différents. Le second est le cancer se groupant chez les familles. Nous avons ici 58 familles avec plus d'une personne touchées par le cancer. Le Dr Yasin, chirurgien général avait deux oncles, une sœur et un cousin touchées par le cancer. Le Dr Mazen, un autre spécialiste, a six membres de sa famille atteints de cancer. Ma femme a neuf membres de sa famille avec le cancer.
Les enfants sont particulièrement sensibles à l'empoisonnement de l'UA. Ils ont un taux d'absorption beaucoup plus élevé car leur sang sert à construire et à nourrir leurs os et ils ont beaucoup de tissus mous. Le cancer des os et la leucémie sont accusés d'être les maladies qui les touchent le plus, toutefois, le cancer du système lymphatique, qui peut se développer n'importe où sur le corps, et qui a rarement été vu avant l'âge de 12 ans est maintenant commun lui aussi.
Nous avons été accusés de faire de la propagande pour Saddam Hussein avant la guerre. Quand je faisais des exposés, des gens m'accusaient d'être pro-Saddam.
Parfois, j'éprouvais même de la peur à parler. Les gens du régime ont volé mes données en disant qu'elles étaient à eux, et les ont utilisées pour leurs propres programmes. Les Koweïtiens m'ont interdit de pénétrer au Koweït. Nous avons été accusés d'être des partisans de Saddam."

http://www.alterinfo.net/L-uranium-appauvri-est-bien-pire-que-le-911_a12625.html

Prison d'Abou Ghraïb

Posté le 04.12.2007 par iraqirak
Ce complexe pénitencier a une surface de 1,15 km², et comporte 24 tours de garde.
Ce complexe est aujourd'hui surtout connu suite au tollé que suscita la publication de photos prises par des soldats américains montrant des prisonniers torturés, attachés à des câbles électriques, obligés de poser nus ou bien menacés par des chiens de garde voire désacralisés après leur mort.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Prison_d'Abu_Ghraib

L'occupation: soldats, morts, refugiés, propagande

Posté le 04.12.2007 par iraqirak
Témoignage d’un ex-US Marine de retour d’Irak
Jimmy Massey : « J’étais un assassin psychopathe »
Par Rosa Miriam Elizalde
28 novembre 2007
Voltaire, édition internationale

Pendant près de douze ans, le sergent Jimmy Massey a été un US Marine aux nerfs d’acier et au cœur de pierre. Il a servi en Irak où il a participé à des atrocités, avant d’ouvrir les yeux et de lutter contre la politique belliciste de son pays. Il anime aujourd’hui l’association des vétérans d’Irak contre la guerre. Au Salon du livre de Caracas, où il a présenté son témoignage Cowboys del infierno, il a répondu aux questions de la journaliste cubaine Rosa Miriam Elizalde, de Cubadebate.

http://www.voltairenet.org/article153248.html#article153248


4,2 millions de réfugiés irakiens

Par Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés
Genève (Suisse)
5 octobre 2007
Voltaire, édition internationale

http://www.voltairenet.org/article151939.html#article151939


Contrôle des médias & Colonialisme
Quand les États-unis se justifient à travers les médias irakiens

Par Ossama Lotfy
3 octobre 2007

À l’occasion de la déclassification, pour le moins inattendue, d’un rapport du département de la Défense des États-unis, le Réseau Voltaire revient sur la manière dont Washington contrôle et corrompt aujourd’hui les médias irakiens. Un plan de guerre médiatique, lui aussi préparé de longue date, qui prive l’Irak de toute démocratie authentique.

http://www.voltairenet.org/article149903.html#article149903


Trois des sept GI’s qui ont critiqué la guerre d’Irak dans le NYT mi-août sont déjà morts

18 septembre 2007
Voltaire, édition internationale

http://www.voltairenet.org/article151485.html#article151485


Discours de George W. Bush devant l’American Legion
Nous reproduisons ci-dessous des extraits du discours du président Bush devant la Convention de l’American Legion. Il y développe la théorie de la double source du terrorisme islamique.

(…)
Nous sommes réunis aujourd’hui à une période décisive pour notre pays. Les États-Unis sont engagés dans une grande lutte idéologique, à savoir la lutte contre les extrémistes islamiques à travers le monde. Aujourd’hui, je tiens à vous parler ainsi qu’à l’ensemble des Américains au sujet d’un aspect essentiel de cette lutte : le combat en faveur de l’avenir du Moyen-Orient. Je vais expliquer pourquoi la défaite des extrémistes au Moyen-Orient est essentielle à la sécurité des États-Unis et pourquoi la réussite en Irak est indispensable pour remporter cette lutte.

(…)
Peut-être le devoir le plus important des membres de l’American Legion est de rappeler qu’un grand pays a de grandes responsabilités. Une fois de plus, les États-Unis se trouvent en guerre. Une fois de plus, nous sommes appelés à assumer la responsabilité du leadership dans le monde. Une fois de plus, l’American Legion prend la tête. Je vous remercie pour votre défense fervente et enthousiaste de nos militaires hommes et femmes alors qu’ils luttent contre l’ennemi en Afghanistan, en Irak et dans le reste du monde. Ce sont les meilleurs militaires du monde, et nous avons lieu d’être fiers d’eux.

De nombreuses personnes dans notre pays demandent si la lutte en cours à l’heure actuelle est utile. Ce n’est pas la première fois que des Américains ont posé cette question. Nous entrons toujours en guerre à contrecœur, et pourtant nous nous sommes battus toutes les fois que des dangers se sont manifestés. (…)

Nous avons appris de l’histoire que des dangers dans d’autres parties du monde, notamment en Europe et en Asie, avaient des effets directs sur la sécurité dans notre pays. Le 11 septembre 2001, nous avons appris qu’il y avait une autre partie du monde qui menaçait directement la sécurité du peuple américain et que c’était le Moyen-Orient. Les États-Unis ont des intérêts durables et d’importance vitale dans cette région. (…)

L’espoir et la prospérité qui ont transformé les autres parties du monde au XXe siècle n’ont pas touché de nombreux habitants du Moyen-Orient. Pendant trop longtemps, le monde s’est contenté d’ignorer les formes de gouvernement dans cette partie du monde, au nom de la stabilité. Il s’ensuit qu’une génération de jeunes a grandi en ayant peu d’espoir d’améliorer leur vie et qu’un grand nombre d’entre eux sont tombés sous l’emprise d’un extrémisme islamique violent (…)

Les assassins et ceux qui décapitent ne sont pas la face véritable de l’islam ; ils sont la face du mal. Ils cherchent à exploiter la religion pour s’emparer du pouvoir et pour dominer le Moyen-Orient. L’extrémiste islamique violent qui les inspire se compose de deux grandes tendances. (…) La première tendance est l’extrémisme sunnite, incarné par Al-Qaïda et ses alliés terroristes. (…) Ces extrémistes espèrent imposer leur sombre vision à travers le Moyen-Orient en mettant en place un califat violent et fondamentaliste qui s’étendrait de l’Espagne à l’Indonésie. (…)

La seconde tendance est l’extrémisme chiite, soutenu et incarné par le gouvernement iranien. L’Iran est depuis longtemps une source de troubles dans la région. C’est le principal État qui soutient le terrorisme. L’Iran apporte un soutien à l’Hezbollah qui tente de porter atteinte au régime démocratique libanais. L’Iran finance les activités de groupes terroristes, tels que le Hamas et le Djihad islamique palestinien, qui tuent des innocents, qui visent Israël et qui déstabilisent les territoires palestiniens. L’Iran envoie aux talibans, en Afghanistan, des armes qui peuvent servir à attaquer des soldats américains et des soldats de l’OTAN. L’Iran a arrêté des universitaires américains alors qu’ils n’avaient commis aucun crime et qu’ils ne constituaient aucune menace pour son gouvernement. Enfin, sa recherche active de moyens technologiques susceptibles de servir à la fabrication d’armes nucléaires risque de placer une partie du monde déjà connue pour son instabilité et sa violence sous la menace d’un holocauste nucléaire.

L’action de l’Iran menace la sécurité des pays partout dans le monde, et c’est pourquoi les États-Unis rallient leurs amis et alliés à travers le monde pour isoler son gouvernement et pour lui imposer des sanctions. Nous ferons face à ce danger avant qu’il ne soit trop tard.

Je tiens à ce que nos concitoyens envisagent ce qui se passerait si on laissait les forces du fondamentalisme et de l’extrémisme nous chasser du Moyen-Orient. Cette partie du monde serait considérablement transformée d’une manière qui pourrait mettre le monde civilisé en danger. Les extrémistes de toutes tendances seraient enhardis s’ils savaient qu’ils avaient forcé les États-Unis à se retirer. Les terroristes pourraient disposer d’un plus grand nombre de refuges pour lancer des attaques contre des Américains et contre nos amis et alliés. L’Iran pourrait en conclure que nous sommes faibles et que nous ne pouvons pas l’empêcher d’obtenir des armes nucléaires. Et dès que l’Iran aurait des armes nucléaires, cela ne manquerait pas de déclencher une course aux armements nucléaires dans la région.

Les extrémistes auraient la mainmise sur une grande partie des sources d’énergie du monde, ils pourraient faire du chantage et saboter l’économie mondiale. Ils pourraient se servir des milliards de dollars provenant des recettes pétrolières pour acheter des armes et pour réaliser leurs ambitions aux effets mortels. Nos alliés dans la région seraient encore plus sous le siège des ennemis de la liberté. Les débuts du cheminement vers la démocratie dans la région seraient stoppés avec violence. Ce scénario pourrait entraîner une catastrophe pour la population de cette partie du monde, mettre en danger nos amis et alliés et faire peser une menace directe sur la paix et la sécurité des États-Unis. C’est ce que les extrémistes prévoient. Afin de garantir notre sécurité, nous pourchasserons nos ennemis, nous persévérerons et nous l’emporterons.

(…)
La voie future du Moyen-Orient dépendra fortement de l’issue de la lutte en Irak. L’Irak est au centre du Moyen-Orient. Les deux tendances dangereuses de l’extrémisme qui cherchent à obtenir le contrôle du Moyen-Orient resserrent maintenant leur étau autour de l’Irak de manière à abattre son jeune régime démocratique.

En Irak, les extrémistes sunnites lancent, sous la direction d’Al-Qaïda, des attaques sensationnelles contre des hommes, des femmes et des enfants afin de susciter la violence entre les sectes. (…) Leurs agents tuent ceux qui cherchent à créer un avenir meilleur pour les Irakiens (…)

Les extrémistes chiites, que soutient l’Iran, entraînent des Irakiens pour qu’ils puissent lancer des attaques contre nos forces, contre le gouvernement irakien et contre la population irakienne. Des membres de la Garde révolutionnaire islamique de l’Iran fournissent aux groupes extrémistes des fonds et des armes, y compris des dispositifs explosifs de circonstance qui sont perfectionnés. Avec l’aide de l’Hezbollah, ils offrent un entraînement aux forces violentes qui sont actives en Irak (…)

Selon certains, les dirigeants iraniens ne sont pas au courant de ce que font des membres de leur gouvernement. Selon d’autres, les dirigeants iraniens cherchent à provoquer l’Occident. Quoi qu’il en soit, ils sont responsables de l’aide apportée à ceux qui attaquent les forces de la Coalition et qui assassinent des Irakiens innocents. Le gouvernement iranien doit cesser d’agir ainsi. Tant qu’il ne le fera pas, je prendrai les mesures nécessaires pour protéger nos troupes. J’ai autorisé les commandants de nos forces armées en Irak à faire face aux activités meurtrières de Téhéran.

À tous ceux qui demandent à quoi sert la lutte en Irak, je leur dis d’imaginer un Irak où les miliciens soutenus par l’Iran contrôleraient de grandes parties du pays et où Al-Qaïda aurait établi des refuges pour préparer en toute sécurité de futures attaques dans le monde entier, notamment dans le territoire des États-Unis. Nous avons vu ce que ces ennemis peuvent faire lorsque les forces américaines sont activement engagées en Irak, et nous pouvons imaginer ce qu’ils feraient si le retrait des forces américaines les enhardissait.

Le conflit en Irak se résume ainsi : soit les forces de l’extrémisme réussissent, soit les forces de la liberté réussissent. Soit nos ennemis font avancer leurs intérêts en Irak, soit nous faisons avancer les nôtres. La façon la plus importante et la plus directe de s’opposer aux ambitions d’Al-Qaïda, de l’Iran et des autres forces créatrices d’instabilité et de terrorisme est de remporter la lutte en Irak.

Notre coalition a réalisé de grandes choses en Irak. Nous avons renversé l’un des dictateurs les plus brutaux et les plus dangereux. Le monde se porte bien mieux sans Saddam Hussein au pouvoir. Le peuple irakien a participé à trois élections nationales qui lui ont permis de choisir un gouvernement de transition, d’adopter la Constitution la plus progressive et la plus démocratique du monde arabe et d’élire des représentants conformément à cette Constitution. Malgré les risques incessants dus aux voitures piégées et aux assassins, près de 12 millions d’Irakiens sont allés voter, faisant ainsi preuve d’un espoir et d’une solidarité que nous ne devons jamais oublier.

En 2006, l’ennemi a riposté logiquement. Les extrémistes ont provoqué un degré de violence confessionnelle qui a menacé de faire disparaître les progrès que le peuple irakien avait faits en matière de démocratisation. Les extrémistes gagnaient du terrain (…)

Vu les enjeux en Irak, vu le fait que ce qui se passe en Irak est important pour les États-Unis, il est devenu clair que nous devions adapter notre politique pour tenir compte des changements sur le terrain. C’est pourquoi j’ai énoncé une nouvelle stratégie en janvier. Cette stratégie est destinée à contribuer à assurer la sécurité de la population irakienne, en particulier à Bagdad. (…)

Le principal objectif de cette stratégie était de faciliter l’établissement en Irak d’un gouvernement qui pourrait protéger sa population, fournir les services fondamentaux et être un allié dans cette guerre contre le terrorisme. Nous savions qu’aucun de ces objectifs ne pourrait être réalisé tant que les Irakiens ne se sentiraient pas en sécurité dans leurs propres maisons et dans leurs quartiers.

Pour mettre en œuvre cette nouvelle stratégie, j’ai envoyé des renforts à Bagdad et dans la province d’Anbar. J’ai envoyé un nouveau commandant sur le terrain, le général David Petraeus, un spécialiste de la contre-insurrection. Ces renforts ne sont pleinement opérationnels que depuis un peu plus de deux mois seulement. Il n’en demeure pas moins qu’il y a des signes manifestes que notre stratégie atteint les objectifs que nous nous sommes fixés. Notre nouvelle stratégie obtient des résultats au plan de la sécurité. Nos forces mènent le combat partout en Irak. Depuis le mois de janvier, nous avons capturé ou tué en moyenne chaque mois plus de 1.500 terroristes d’Al-Qaïda et autres ennemis du gouvernement élu d’Irak. On est en train de chasser Al-Qaïda de ses anciens bastions à Bagdad et dans les provinces d’Anbar et de Diyala.

Nous avons mené des opérations contre des agents iraniens qui approvisionnaient les groupes extrémistes en munitions meurtrières. Nous avons ciblé des escadrons de la mort chiites et leurs réseaux d’approvisionnement qui bénéficiaient de l’appui de l’Iran et le premier ministre Maliki a pris l’engagement courageux de les pourchasser. La violence à caractère sectaire a fortement diminué à Bagdad. L’impulsion en Irak vient de nous et nous retirons à l’ennemi la possibilité de prendre des initiatives, pour la donner au peuple.

(...)
Pour l’instant, notre nouvelle stratégie obtient moins de résultats à l’échelle nationale. L’Irak est en train de surmonter des décennies de tyrannie et de privations qui ont profondément marqué le peuple irakien et son esprit. Les graves violences à caractère sectaire de 2006 et du début de 2007 ont déchiré encore plus la fibre de la société irakienne, intensifiant la méfiance entre les communautés ethniques et religieuses de l’Irak. Alors qu’ils sont déjà confrontés à d’importants défis en matière de sécurité, il est demandé aux dirigeants irakiens de trouver des solutions à des problèmes politiques qui sont tout aussi complexes et émotionnels que le fut la lutte en faveur des droits civils dans notre propre pays. Il n’est donc pas surprenant que le progrès se fasse difficilement, que les gens soient souvent frustrés. C’est pourquoi il a été plus difficile qu’on ne le pensait pour les Irakiens d’atteindre les jalons fixés en matière d’adoption de lois sur lesquels nous concentrions tous notre attention.

Lors des consultations hebdomadaires que j’ai avec l’ambassadeur Crocker, nous évoquons ces défis. Nous parlons aussi des signes annonciateurs d’espoir. L’accord sur lequel se sont entendus dimanche les principaux responsables du gouvernement irakien est une source d’encouragement. Ces personnalités se sont mises d’accord à propos de plusieurs projets de loi, des lois qui sont au cœur d’une réconciliation nationale et figurent parmi les jalons proposés par le Congrès des États-Unis. Le projet de loi relatif à la débaasification prend en compte la question du passé irakien et comment l’appréhender. Le projet de loi sur les pouvoirs des provinces s’attaque à la façon dont les Irakiens devront préparer leur avenir. Le parlement irakien doit encore approuver ces mesures, mais le fait que les chefs de file irakiens se soient mis d’accord montre qu’ils peuvent oublier leurs différences, s’asseoir à la même table et résoudre des questions difficiles sur lesquelles repose le destin de leur pays.

Notre stratégie s’accompagne aussi de résultats au niveau international. Les Nations unies et l’Irak, avec l’appui du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale, et de nations situées aux quatre coins du monde, ont mis la dernière touche à un « Contrat international pour l’Irak » en vertu duquel une nouvelle aide économique sera fournie et la dette allégée en échange d’une réforme économique agressive. À ce jour, les progrès réalisés par les Irakiens en vue d’atteindre les objectifs fixés par le FMI sont très importants. Les Irakiens ont organisé une conférence qui s’est traduite par le rapprochement des pays de la région. L’objectif est d’aider les Irakiens par le truchement de projets spécifiques ayant trait à la sécurité, à l’économie et à la coopération diplomatique.

(...)
Le défi auquel nous sommes confrontés est difficile. Mais l’Amérique peut le surmonter. Ce conflit pour une cause que le peuple américain estime bonne et essentielle a un coût. C’est une cause noble. C’est une cause juste. C’est une cause nécessaire. Je n’aurais jamais demandé à nos jeunes militaires hommes et femmes de s’exposer à des dangers de mort si je n’avais pas pensé que la réussite en Irak était nécessaire pour la sécurité des États-Unis d’Amérique. Je sais qu’il est parfois difficile de le comprendre, mais ce qui se passe dans les rues de Bagdad et dans les quartiers de la province d’Anbar a une influence directe sur la sécurité des Américains ici-même dans notre pays. Et c’est pourquoi nous livrons ce combat, pourquoi nous ne l’abandonnerons pas et pourquoi nous allons le remporter.

>Source Département d’État (États-Unis)

http://www.voltairenet.org/

Crisehumanitaire: les chrétiens brisent le silence

Posté le 04.12.2007 par iraqirak
OME, Mardi 2 octobre 2007 (ZENIT.org)


Les membres du conseil oecuménique des Eglises (COE) sont invités à interpeller « les gouvernements de leurs pays pour leur demander de briser le silence de la communauté internationale au sujet de la crise humanitaire en Irak et de fournir une meilleure aide aux irakiens déplacés ou réfugiés » (http://www.wcc-coe.org).

Cet appel figure dans une « Déclaration sur l’Irak et ses communautés chrétiennes » formulée par le Comité exécutif du COE à l’issue de sa session du 25 au 28 septembre à Etchmiadzin, Arménie. Dans cette déclaration, l’instance dirigeante du Conseil affirme que « les conditions de vie et les droits humains d’une grande partie de la société irakienne se sont gravement dégradés depuis des décennies de guerre et de chaos et sont encore largement menacés [...]. Or les souffrances de la population restent méconnues et ne diminuent pas ».

Selon cette déclaration, un tiers de la population de l’Irak a besoin d’une aide humanitaire d’urgence, tandis que plus de la moitié vit « dans une misère noire, voire le dénuement absolu ». « Le règne de la violence » exercé par les groupes armés, les forces militaires régulières et les factions criminelles touche la population d’une grande partie du pays, avec pour conséquences « de lourdes pertes, la crainte permanente, les privations et l’émigration » : un Irakien sur six a dû fuir son domicile ou même quitter le pays.
Dans cette situation, le sort des communautés chrétiennes d’Irak, bien qu’il ne puisse pas être dissocié de celui des autres communautés de ce pays, « constitue pour les Eglises à travers le monde une préoccupation supplémentaire et une incitation à réagir ». Comme le constate la déclaration, bien que les chrétiens ne constituent que quatre pourcent de la population, ils forment le quarante pourcent des réfugiés.
La Déclaration du COE félicite « les dirigeants religieux musulmans qui exercent leur autorité pour limiter la violence dans le pays ». Elle suggère qu’une « prise de parole conjointe des chrétiens et des musulmans d’outre-mer en faveur de la tolérance et de la coexistence en Irak constituerait un puissant message aux irakiens, quelle que soit leur foi ».

Dans ce texte, le Comité exécutif du COE demande aux Eglises membres du Conseil de se souvenir « de la population et des Eglises irakiennes dans leurs prières » et de leur fournir « une aide accrue en faveur de leur vie ecclésiale, et de leur service dans une société qui en a grandement besoin ». Il leur demande aussi de venir en aide aux personnes déplacées à l’intérieur et à l’étranger - soit plus de deux millions à l’heure actuelle - et de faire mieux connaître dans leurs paroisses et leurs pays la détresse de la population irakienne.

Sur la base du constat que « les stratégies basées sur l’usage de la force ont conduit le pays au chaos », la déclaration rappelle « une nouvelle fois que sur le plan international les Eglises ne soutiennent pas les politiques basées sur l’occupation ». Dans une « note sur la crise régionale en Iran et au Moyen-Orient », le comité exécutif du COE réitère par ailleurs son soutien en faveur du « retrait de toutes les forces armées américaines d’Irak et l’implémentation, à la place, de programmes politiques, économiques et sécuritaires irakiens multilatéraux ».
L’Action commune des Eglises (ACT International) vient de lancer un appel en vue de récolter 873’000 dollars EU pour aider les personnes déplacées et les réfugiés irakiens dans les pays voisins. On estime que leur nombre s’élève à 1,4 million en Syrie et à quelque 750’000 en Jordanie. ACT International est présent dans la région par l’entremise de ses membres, soit le Conseil des Eglises du Moyen-Orient, International Christian Orthodox Charities et Norwegian Church Aid.

USA: génocide et pire encore!

Posté le 04.12.2007 par iraqirak

Génocide d'US, plus d'un million d'Irakiens morts!

Posté le 04.12.2007 par iraqirak
Ce bilan humain dévastateur demande une plus grande reconnaissance. Il éclipse le génocide rwandais, et les dirigeants des USA en sont directement responsables. Pas étonnant qu’ils ne le disent pas publiquement.

IRAN/USA: Nouvelle tuerie?

Posté le 04.12.2007 par iraqirak
par Peter Symonds
Mondialisation.ca, Le 24 septembre 2007


Une étude de quatre-vingt pages publiée le 28 août dernier par deux analystes en matière de sécurité britanniques fait une estimation à glacer le sang de la violence destructrice que les Etats-Unis emploieraient lors d’une attaque contre l’Iran. « Les Etats-Unis ont fait des préparatifs dans le but de détruire les armes de destruction massive de l’Iran, son énergie nucléaire, son régime, ses forces armées, son appareil d’Etat et son infrastructure économique dans les quelques jours, sinon les quelques heures qui suivraient un ordre donné par le président George W. Bush » dit cette étude. (Pour lire l'étude en anglais, cliquez ici)

Les auteurs de cette étude, Dan Plesch et Martin Butcher, tirent, en s’appuyant sur des sources accessibles au public, cette conclusion que « Les bombardiers et les missiles à longue portée américains sont d’ores et déjà prêts à détruire en quelques heures 10.000 cibles à l’intérieur de l’Iran. Les troupes d’infanterie, de l’armée de l’air et de la marine déjà présentes dans le Golfe Persique, en Iraq et en Afghanistan ont la capacité de détruire en peu de temps les forces armées iraniennes, le régime du pays et son Etat. »

Plesch et Butcher ont écrit abondement sur les relations et la sécurité internationale. Plesch est directeur du Centre for International Studies and Diplomacy à la prestigieuse School of Oriental and African Studies de Londres. L’étude intitulée « Envisager une guerre avec l’Iran : un mémoire pour une discussion sur les ADM [Armes de destruction massive] au Moyen-Orient » ne fait pas d’évaluation du programme nucléaire iranien, le prétexte d’une guerre des Etats-Unis contre l’Iran, ni ne tire de conclusion sur la probabilité d’une attaque. Mais elle décrit les vastes préparatifs du Pentagone et examine les stratégies militaires probables des Etats-Unis.

Plesch et Butcher estiment qu’une attaque américaine quelle qu’elle soit ne se limiterait pas aux installations nucléaires iraniennes mais aurait aussi pour objectif d’éliminer sa capacité de réplique par la destruction de ses capacités militaires et de son infrastructure économique. « Toute attaque aura vraisemblablement lieu à une très grande échelle, sur plusieurs fronts, évitant toutefois une invasion terrestre. Une attaque qui se concentrerait sur les armes de destruction massive, laisserait à l’Iran trop d’options en matière de contre-attaque, permettrait que le président Bush soit accusé de n’avoir pas utilisé une force suffisante et laisserait le régime intact » déclarent-ils.

Le mémoire examine les plans de « Frappe planétaire » (Global Strike) du Pentagone, développés sous l’égide de l’administration Bush et destinés à rendre l’armée américaine capable de frapper à brève échéance n’importe où dans le monde. Depuis 2001 en particulier, on a modifié le rôle de STRATCOM (US Strategic Command), un moyen de dissuasion nucléaire contre l’Union soviétique dans le passé, afin de « permettre l’obtention d’effets sur mesure partout et à tout moment dans le monde entier…Les Etats-Unis ont des forces stratégiques prêtes à lancer des attaques massives contre l’Iran en l’espace de quelques heures après que l’ordre en sera donné. »

Plesch and Butcher analysent les types de bombardiers et de bombes conventionnelles disponibles et calculent que cent bombardiers stratégiques, armés chacun de cent « bombes intelligentes », suffiraient à frapper 10.000 cibles individuelles. « Cette force de frappe est à elle seule suffisante pour détruire toutes les capacités politiques, militaires, économiques importantes de l’Iran ainsi que ses capacités de transport » concluent les auteurs. « L’emploi d’une telle force amènerait la technique "choc et épouvante" (shock and awe) à un stade supérieur et ne laisserait à l’Iran que peu ou pas de capacités militaires conventionnelles pour bloquer le détroit d’Hormuz ou pour fournir un soutien militaire conventionnel à des insurgés en Irak ».

Le mémoire exclut dans une bonne mesure l’usage d’armes nucléaires par les Etats-Unis, déclarant que « les conséquences humaines, politiques et environnementales serait dévastatrices tandis que leur valeur militaire resterait limitée ». Mais les auteurs reconnaissent aussi qu’il existe « de nets indices qu’ [aux Etats-Unis] on considère sérieusement une telle utilisation d’armes atomiques [contre l’Iran] ». Et tout en déclarant qu’une attaque nucléaire américaine ou britannique contre l’Iran était « très improbable », Plesch et Butcher ne la tenaient pas pour impossible. Ils calculent que près de trois millions de « morts soudaines » se produiraient au cas où l’on jetterait des bombes nucléaires de 300 kilotonnes sur ne serait-ce qu’onze sites censés abriter des armes de destruction massive.

Une bonne partie de cette étude traite des options diverses qu’ont les Etats-Unis dans l’utilisation des forces présentes dans la région pour contrer une riposte iranienne à leur attaque. « L’Iran a une armée de l’air et des capacités de défense antiaérienne faibles, la plupart vieilles de vingt ou trente ans et ne possède pas de système de communications moderne et intégré. Non seulement ses forces seront-elles rapidement détruites par la puissance de l’aviation américaine, mais l’armée de l’air et l’infanterie iraniennes devront encore lutter sans protection devant une attaque aérienne » écrivent les auteurs.

L’étude évoque l’existence de plans américains pour contrer tout blocus du détroit stratégique d’Hormuz, dans le Golfe persique et pour se saisir de la province iranienne occidentale de Khuzestân, où s’effectue la plus grande partie de la production pétrolière du pays. Elle décrit en détail la capacité de l’armée américaine, stationnée non loin, en Irak et en Afghanistan, à détruire l’armée et les bases militaires iraniennes, même si elles se trouvent à des centaines de kilomètres des frontières et ce, sans invasion terrestre. Elle cite diverses sources faisant état d’opérations américaines secrètes ayant d’ores et déjà lieu à l’intérieur de l’Iran dans le but d’identifier des cibles et de fomenter une rébellion armée parmi les minorités ethniques et religieuses.

Examinant la question « dans quelle mesure peut-on considérer qu’une attaque est probable? » les auteurs font remarquer : « L’administration [américaine] a constamment refusé de renoncer à l’option militaire et elle a continué de préparer une guerre. Le Congrès a rejeté une motion exigeant du président qu’il le consulte avant d’aller en guerre contre l’Iran ». L’étude cite un certain nombre de commentaires menaçants faits cette année par des membres de l’administration Bush, ainsi que des déclarations anti iraniennes belliqueuses par des candidats républicains et démocrates à l’élection présidentielle. Elle énonce aussi les mesures prises par le Congrès en vue d’imposer des mesures plus sévères contre Téhéran.

Les auteurs de l’étude réfutent de nombreux arguments généralement avancés pour expliquer pourquoi les Etats-Unis n’attaqueraient pas l’Iran. Ils estiment que la probabilité d’un compromis sur le programme nucléaire iranien est « extrêmement faible » étant donné que « les Etats-Unis refusent d’offrir toute garantie de sécurité à l’Iran et s’emploient effectivement et de façon active à affaiblir les autorités iraniennes. » Quant à la tentative de l’Union européenne de servir d’intermédiaire dans un marché avec l’Iran « les responsables américains…se moquent, tant en privé que de façon moins privée, des efforts de l’UE, qu’ils jugent futiles ».

Répondant à ceux qui font remarquer que l’armée américaine est enlisée en Irak et manque de troupes, l’étude déclare : « Le déploiement de l’armée aux limites de sa capacité, dû à de longs tours de service en Irak est un problème sérieux, mais fournir des forces pour une guerre de courte durée (suivant le modèle de l’invasion initiale de l’Irak) constituerait un bien moindre problème. L’Iran n’a guère la capacité de conduire une attaque militaire conventionnelle en dehors de son propre territoire, donnant aux Etats-Unis de bonnes possibilités de se retirer et d’attendre la suite événements dans le pays après une attaque du genre de celle décrite dans cette étude. »

Le mémoire explore également la capacité de l’Iran à répondre d’autre manière, soit directement contre un allié des Etats-Unis comme Israël ou contre des bases américaines, soit indirectement par l’encouragement d’une sédition parmi les Chiites irakiens. Les auteurs considèrent que de tels arguments renforcent la proposition d’une attaque massive plutôt que celle d’une attaque limitée. Ils font aussi observer que l’Iran conservait l’option de contre-frappes à l’aide de missiles et avait observé de très près les opérations militaires américaines autour de ses frontières. « En même temps, les forces armées américaines se sont préparées à cette éventualité pendant de nombreuses années et il sera difficile d’être le général qui dira au président Bush qu’attaquer l’Iran n’est pas ‘faisable’. »

Plesch et Butcher ne font aucune prédiction quant à une guerre, mais ils notent que le manque de publicité autour des préparatifs militaires américains ne constitue pas une garantie qu’une attaque n’aurait pas lieu. « L’état de préparation militaire, sinon politique, des Américains pour une guerre utilisant des forces d’invasion minimum, indique que leur inaction apparente vis-à-vis de l’Iran est trompeuse. La capacité des Etats-Unis de mener une opération militaire de grande envergure contre l’Iran est intacte. Quant à savoir s’il existe une volonté politique de poursuivre une telle ligne, cela n’est connu que de quelques personnalités dirigeantes de l’administration Bush ».

Plesch et Butcher n’ont pas essayé d’analyser les raisons économiques et stratégiques sous-jacentes d’une attaque américaine de l’Iran ou d’examiner en détail le potentiel qu’une telle action avait de déclencher une guerre plus étendue. Leur étude ne contredit en rien la campagne de propagande de plus en plus importante sur les prétendus programmes nucléaire iraniens. La réelle motivation d’une nouvelle guerre irresponsable des Etats-Unis contre l’Iran réside dans la tentative de l’administration Bush d’établir une domination sans partage des Etats-Unis sur les régions riches en ressources minérales du Moyen-Orient et d’Asie centrale. Tout ce qui aurait pour conséquence de permettre à des rivaux européens et asiatiques de renforcer leur influence dans ces régions clés est tout simplement intolérable pour l’élite dirigeante américaine.

L’optique plutôt limitée de l’étude ne fait que rendre sa conclusion plus troublante : les préparatifs militaires qui permettraient à l’administration Bush de faire, en peu de temps, d’une grande partie de l’Iran un champ de ruines, sont déjà terminés.



Source:
- http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=6871
- WSWS

Article original en anglais, WSWS, 11 septembre 2007.
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